Renforcement des capacités en gestion du crédit des institutions de microfinance : Un programme de formation pour la durabilité financière
Le Burkina Faso, à l’instar de nombreux pays de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), a connu une croissance significative des systèmes financiers décentralisés (SFD) ces dernières années. Dans ce cadre, un projet ambitieux visant à renforcer les compétences des acteurs de la microfinance dans la gestion du portefeuille de crédit est en cours d’exécution.
Roger Ouédraogo, Suivi-évaluation représentant le Coordonnateur du PAIF-PME au lancement des ateliers à Ouagadougou
Ce projet s’inscrit dans la stratégie du gouvernement burkinabè de promouvoir une inclusion financière durable et une gestion prudente des crédits. Dans cette optique, dix ateliers de formation, financés par la Banque mondiale à travers le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME), seront organisés au profit de 300 agents issus de 30 institutions de microfinance (IMF).
Objectifs et portée de la formation
Les participant de divers régions ont exprimé leurs attentes, fortes, quand à ces ateliers
Les ateliers, répartis sur l’ensemble du territoire national, visent à doter les participants des compétences nécessaires pour une gestion saine du portefeuille de crédit, favorisant ainsi la stabilité financière des IMF. Ces formations de cinq jours permettront aux agents de se familiariser avec les meilleures pratiques et les outils modernes de gestion du crédit. En outre, elles leur offriront la capacité de s’adapter aux spécificités de chaque institution, contribuant ainsi à leur viabilité à long terme.
Impact attendu sur le secteur de la microfinance
Ce programme de formation intervient à un moment crucial où le secteur de la microfinance au Burkina Faso fait face à de nombreux défis, notamment le respect des ratios prudentiels et des performances financières. Les résultats escomptés de ces ateliers incluent une meilleure appropriation des outils de gestion du crédit, une adaptation des bonnes pratiques au contexte local, et un renforcement global de la solidité des IMF.
Grâce à cette initiative, le Burkina Faso espère non seulement améliorer la gestion financière des institutions, mais aussi stimuler l’accès au crédit pour les populations, notamment les PME et les femmes entrepreneures, moteurs de l’économie nationale.
Ce programme témoigne de l’engagement des autorités et de leurs partenaires financiers à consolider l’inclusion financière, pilier essentiel pour un développement économique durable.