



Le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’accès au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME) a entamé avec la chambre nationale d’agriculture une série d’ateliers de formation sur la production et l’utilisation des biopesticides. C’est Dédougou qui a accueilli la première cession ce lunid 18 novembre 2024. Ces sessions visent à promouvoir des pratiques agricoles durables, réduire les impacts environnementaux des pesticides chimiques et renforcer les capacités techniques des organisations féminines.

Une réponse aux défis agricoles et environnementaux
Le PAIF-PME, en partenariat avec la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA), a identifié les organisations féminines comme des actrices clés dans l’adoption de pratiques alternatives aux pesticides chimiques. Face aux risques environnementaux et sanitaires posés par ces produits, le projet ambitionne de fournir aux agricultrices des outils pratiques pour produire et utiliser des biopesticides à partir de plantes locales comme le neem et la papaye.
Objectifs de la formation
L’objectif ultime de cette formation est de sensibiliser les participantes aux effets néfastes des pesticides chimiques sur la santé et l’environnement, de renforcer leurs connaissances sur les propriétés des biopesticides et deormer 120 agricultrices sur les techniques de production et d’utilisation des biopesticides, avec des modules pratiques et des sessions théoriques.

Une méthodologie participative
Les ateliers se dérouleront sur trois jours dans les régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Après deux journées de discussions et d’échanges sur les concepts théoriques, les participantes seront initiées aux pratiques de fabrication et d’utilisation des biopesticides. Ces sessions incluront des travaux pratiques sur des cultures maraîchères et céréalières, encadrés par des spécialistes de la CNA et de l’ONG BioPROTECT.
Résultats attendus
À l’issue des ateliers, les 120 participantes maîtriseront les techniques de fabrication et d’utilisation des biopesticides, contribuant ainsi à réduire leur dépendance aux intrants chimiques. Ce renforcement de capacités permettra également de diffuser ces pratiques au sein de leurs communautés agricoles, favorisant une adoption élargie des solutions agroécologiques.
Un projet ancré dans le développement durable
Le PAIF-PME, financé par l’IDA et le gouvernement burkinabè, illustre l’engagement du Burkina Faso en faveur de l’agriculture durable. En intégrant des approches écologiques dans ses initiatives, le projet contribue à protéger les écosystèmes tout en soutenant l’inclusion financière des acteurs ruraux. Ces ateliers reflètent une vision tournée vers un avenir où croissance économique et préservation de l’environnement vont de pair.

Du 11 au 15 novembre 2024, la Banque mondiale, en collaboration avec les autorités locales, a mené une mission d’appui au Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME). Ce programme, doté de 110 millions de dollars sur six ans (2019-2025), vise à transformer l’accès des PME, des agriculteurs et des femmes entrepreneurs aux services financiers. L’objectif est d’accélérer l’inclusion financière tout en soutenant les secteurs mal desservis.
Un bilan d’étape encourageant, des progrès mesurables.

Les performances du PAIF-PME, présentées par Roger Ouédraogo, spécialiste en suivi-évaluation, montrent que 76,2 % des indicateurs du projet ont atteint un taux de réalisation d’au moins 75 %, soulignant ainsi une exécution globale satisfaisante. Toutefois, des retards subsistent sur certaines activités clés, notamment celles liées aux innovations technologiques et à la numérisation des processus financiers.
Une mission structurée autour de composantes stratégiques.

La composante 1 a mis en avant des avancées notables dans la transformation numérique des institutions financières et la numérisation des paiements publics. Avec un taux d’exécution de 74 % pour les ateliers prévus, cette initiative vise à moderniser les services et à accroître l’utilisation des comptes transactionnels, notamment pour les PME et les individus non bancarisés.

La composante 2, sous la houlette de Ludovic Kiemtoré, a évalué les progrès du Fonds d’appui aux activités remunératrices des femmes (FAARF) et des systèmes financiers décentralisésé (SFD), notamment dans l’intégration numérique et l’opérationnalisation du système d’information de gestion (SIG). Des défis subsistent, tels que la lenteur dans la passation des marchés et la collaboration avec les opérateurs comme Orange et Wizall. Ces problèmes devraient être résolus par des actions anticipées et des concertations renforcées.
La mise en place d’une plateforme d’éducation financière et d’un centre d’appels interactif représente une avancée majeure. Cette initiative a pour but d’améliorer la sensibilisation des PME et des femmes entrepreneurs, tout en renforçant la confiance dans les services financiers digitaux.
Sauvegardes environnementales et sociales : une priorité.
En parallèle, des efforts significatifs ont été consacrés aux sauvegardes environnementales et sociales. La mission a souligné la nécessité d’adopter des pratiques durables et inclusives pour maximiser l’impact des interventions, notamment dans les zones rurales.
Communication et capitalisation : multiplier l’impact
Un volet important de la mission a porté sur la capitalisation des acquis. À travers la production de films documentaires et de contenu numérique, le projet entend partager les réussites des bénéficiaires et promouvoir les meilleures pratiques. Cette stratégie de communication vise à élargir l’impact du PAIF-PME en renforçant sa visibilité.

Vers une inclusion financière durable.
Les conclusions de cette mission ouvrent la voie à une meilleure coordination et à des solutions innovantes pour surmonter les défis. La Banque mondiale et ses partenaires locaux s’engagent à poursuivre les efforts pour construire un écosystème financier inclusif, essentiel au développement économique et social du Burkina Faso.
Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté, célébrée le 17 octobre, la Banque mondiale a choisi de mettre en lumière les efforts du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès aux financements des petites et moyennes entreprises (PAIF PME) au Burkina Faso. Ce projet, qui s’inscrit dans la dynamique de réduction de la pauvreté, a conduit la délégation à la rencontre de deux entrepreneurs modèles : Mme Florence Bassono, promotrice de FasoAttiéké, et M. Aimé Kaboré, acteur dans la chaîne d’abattage et de commercialisation de poulets à Ouagadougou.

Des initiatives innovantes pour l’auto-emploi à Loumbila et Ouagadougou
À Loumbila, Mme Florence Bassono, à travers son entreprise FasoAttiéké, a développé une ferme intégrée combinant élevage de porcs, pisciculture, maraîchage et installation d’un biodigesteur. Ce modèle innovant de production permet une gestion optimale des ressources et un impact environnemental réduit, tout en générant des revenus pour de nombreuses familles locales. La visite a permis de constater les avancées significatives en matière de lutte contre la pauvreté grâce à ces initiatives.

Par ailleurs, la délégation s’est rendue à Ouagadougou pour rencontrer M. Aimé Kaboré, un entrepreneur spécialisé dans l’abattage et la commercialisation de poulets. Son entreprise “La Bicyclette”, qui répond à une demande locale croissante, participe activement à la création d’emplois et à l’autonomisation économique des jeunes.
Les étudiants en fin de cycle au cœur des échanges
Cette journée a également été marquée par la présence d’une trentaine d’étudiants en fin de cycle des universités Aube Nouvelle, ESTA et EPU. Ces jeunes, en pleine transition vers la vie professionnelle, ont eu l’opportunité d’échanger avec les entrepreneurs sur les défis liés à l’auto-emploi.

Ces discussions ont permis de mieux appréhender les réalités du terrain et de tisser des liens forts autour de l’entrepreneuriat. Ils ont ainsi mesuré les enjeux de la gestion d’une entreprise dans des contextes souvent complexes, mais également l’importance de l’innovation et de la résilience.

Le PAIF PME, un levier pour l’inclusion financière
Le PAIF PME, à travers ces exemples, montre son impact concret dans l’amélioration des conditions de vie des populations par l’inclusion financière et le soutien aux PME. Ce projet s’avère être un outil puissant dans la lutte contre la pauvreté au Burkina Faso, en donnant aux entrepreneurs locaux les moyens d’investir dans leurs projets et de créer de la richesse pour la communauté.
En cette journée spéciale, la Banque mondiale a ainsi rappelé l’importance de soutenir les initiatives locales qui participent à la transformation économique du pays et à la réduction des inégalités. Ces actions s’inscrivent dans une vision globale de développement durable et d’autonomisation des populations par l’entrepreneuriat.
Le Burkina Faso s’engage fermement dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT), deux fléaux qui minent bien des économies et renforcent les activités criminelles. Dans cette optique, dix ateliers de formation ont été préparés et se tiennent au profit de 300 agents de 30 institutions de microfinance (IMF) du pays.



Le 4 octobre 2024, Ouagadougou a accueilli la cérémonie de remise des prix de la deuxième édition de la Compétition des Plans d’Affaires (CPA). Organisée dans le cadre du Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et à l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME), cette initiative bénéficie du soutien de la Banque Mondiale et a pour mission de renforcer l’accès aux services financiers et de promouvoir l’entrepreneuriat au Burkina Faso.
Une Vision Partagée pour le Développement Économique

La cérémonie a débuté par les allocutions du Coordonnateur du PAIF-PME et de la Présidente du jury. Le premier d’entrée souligné l’importance de cette initiative pour l’économie burkinabè. Le Coordonnateur du PAIF-PME a exprimé sa gratitude envers les partenaires, notamment la Banque Mondiale et le Ministère de l’Économie et des Finances, pour leur engagement envers l’inclusion financière. Selon lui, « le PAIF-PME est une réponse concrète aux défis de financement auxquels font face les acteurs économiques les plus vulnérables, tels que les agriculteurs, les femmes et les jeunes ».
200 Lauréats et une Dotation Exceptionnelle

Parmi les 1 000 candidatures issues des 13 régions du Burkina Faso, 200 entrepreneurs ont été sélectionnés pour la qualité et l’innovation de leurs projets. Parmi ces lauréats, 150 recevront une subvention d’un montant total de 2,4 milliards de FCFA, tandis que les 50 autres bénéficieront d’un appui technique spécifique pour développer leurs entreprises. La Présidente du jury a également remercié les membres du jury pour leur rigueur et la transparence du processus de sélection, qui comprenait des pitchs de trois minutes permettant aux candidats de convaincre les investisseurs de la pertinence de leurs projets.

Un Impact Durable pour le Burkina Faso

Le Représentant Résident de la Banque Mondiale a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large pour encourager le développement d’une économie inclusive et résiliente. Il a affirmé : « Cette compétition fait partie de notre mission visant à accompagner le Burkina Faso vers une croissance inclusive et durable, en autonomisant les jeunes et les femmes. » La Banque Mondiale et le gouvernement burkinabè, à travers ce projet, espèrent voir émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs prêts à contribuer à la prospérité nationale.

Un Message d’Encouragement aux Lauréats
En clôture, le Coordonnateur du PAIF-PME a adressé un message fort aux lauréats, les incitant à utiliser les ressources obtenues pour bâtir des entreprises solides et contribuer activement au développement du pays. Il a souligné que « l’excellence ne s’obtient qu’à travers un travail acharné et constant », les appelant à être les piliers d’une économie burkinabè durable.
Plus qu’une simple cérémonie, la remise des chèques aux lauréatsreflète l’engagement du Burkina Faso à soutenir les initiatives entrepreneuriales et marque une étape importante dans l’évolution vers une économie plus inclusive et innovante.



Le Burkina Faso se dote d’un nouvel instrument financier majeur avec la création de la Banque des Dépôts du Trésor (BDT). Cette initiative, inscrite dans la volonté de moderniser la gestion des fonds publics et d’améliorer l’efficacité du Trésor public, marque une étape décisive dans la réforme des finances publiques du pays.
La Banque des Dépôts du Trésor a pour mission principale de centraliser et de sécuriser les dépôts des organismes publics, tout en offrant des services financiers spécialisés aux institutions publiques et aux entreprises d’État. Sa mise en place répond à un besoin de transparence accrue et de gestion rigoureuse des ressources publiques, dans un contexte où la bonne gouvernance et l’optimisation des finances publiques sont devenues des priorités pour le gouvernement burkinabè.
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À travers le projet d’Appui à l’inclusion financière et à l’accès des petites et moyennes entreprises au financement (PAIF PME), la Banque mondiale a joué un rôle clé dans la création de la Banque des Dépôts du Trésor en apportant un appui financier et technique, visant à renforcer les infrastructures et les capacités institutionnelles indispensables à son lancement.
La BDT jouera un rôle essentiel dans la gestion des dépôts des collectivités territoriales, des établissements publics administratifs, ainsi que des entreprises publiques. En facilitant le suivi et la sécurisation des dépôts, elle contribuera à une meilleure gestion de la trésorerie de l’État et à une allocation plus efficace des ressources. De plus, elle servira de relais pour financer des projets d’intérêt public en offrant des lignes de crédit adaptées aux besoins des organismes publics.
En s’inspirant de modèles internationaux, notamment ceux de la Côte d’Ivoire et du Maroc, la Banque des Dépôts du Trésor burkinabè se veut un levier pour encourager le développement local et l’investissement public. Elle fournira également un cadre plus structuré pour l’investissement des excédents de trésorerie, permettant ainsi de générer des revenus supplémentaires pour l’État et les organismes publics bénéficiaires.
Le ministre de l’Économie et des Finances, en charge de la supervision de ce projet, a souligné, le 02 août 2024, lors de la présentation officielle de la BDT que cette initiative vient renforcer la confiance des partenaires financiers internationaux et des bailleurs de fonds, en montrant l’engagement du Burkina Faso à adopter des pratiques modernes de gestion financière.
La Banque des Dépôts du Trésor sera également impliquée dans des opérations financières stratégiques telles que la gestion des prêts internationaux et des subventions. Elle contribuera ainsi à renforcer la capacité de l’État à mobiliser et à gérer les ressources nécessaires au financement de son développement.
Sa création est un pas important vers la modernisation du système financier public du Burkina Faso, avec des retombées positives attendues à la fois sur la gouvernance financière et sur le développement économique national. Elle s’inscrit dans la dynamique de renforcement des institutions publiques, qui sont au cœur des réformes engagées par l’État pour améliorer la gestion des ressources et garantir une plus grande transparence dans les opérations financières.
En somme, la Banque des Dépôts du Trésor constitue un outil stratégique pour le Burkina Faso. Elle servira non seulement à optimiser la gestion des fonds publics, mais aussi à accompagner les collectivités et les établissements publics dans la réalisation de projets structurants pour le développement du pays. Par cette innovation, le gouvernement burkinabè réaffirme son ambition de moderniser son système financier et de promouvoir une gestion plus efficiente et responsable des finances publiques.
Communication PAIF PME
Le PAIF-PME a lancé une initiative cruciale visant à renforcer les capacités des cadres des directions régionales. Ce programme, qui s’inscrit dans la continuité des efforts pour intégrer les préoccupations environnementales dans les projets de développement, prévoit l’organisation de quatre sessions de formation sur l’animation des cellules environnementales et des clubs écologiques.

Ces sessions, réparties dans différentes régions du pays, ont pour objectif de former les cadres régionaux sur les techniques d’élaboration de plans d’action efficaces, le suivi-évaluation des activités, ainsi que sur la stratégie de mise en place et de gestion des clubs écologiques dans les lycées et collèges. Ces clubs, instaurés par le décret n°2017-0323/MEEVCC/MENA, jouent un rôle clé dans la promotion de l’écocitoyenneté chez les jeunes Burkinabè.
En réponse aux défis relevés lors des ateliers de diagnostic tenus en novembre 2022, cette initiative vise à doter les responsables régionaux des compétences nécessaires pour assurer une meilleure gouvernance environnementale et un suivi rigoureux des engagements écologiques. Le coût total de l’opération est estimé à 14 128 000 FCFA, financé par la Banque mondiale à travers le Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financements des petites et moyennes entreprises (PAIF-PME).
Cette démarche proactive s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la résilience écologique du pays, tout en assurant une protection durable de l’environnement. Les résultats attendus de ces sessions incluent une amélioration significative des compétences locales et un renforcement de l’engagement des acteurs régionaux dans la gestion environnementale.
Ce programme, par son ampleur et ses ambitions, marque une étape importante dans la gouvernance environnementale au Burkina Faso, en vue de promouvoir un développement durable et inclusif pour les générations futures.
Communication PAIF PME

La CARFO a marqué un pas de plus dans le processus d’amélioration de la prise en charge des retraités. Elle a lancé l’enrôlement biométrique des pensionnées le 2 juillet 2024 à Ouagadougou. Prévus se dérouler sur toute l’étendue du territoire national, ce projet permettra à termes de faire sans tracasseries, le contrôle de vie des pensionnés. C’est un projet de 750 millions de francs CFA, financé par la banque mondiale à travers le projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises.

La CARFO a entamé l’enrôlement biométrique de ses pensionnés. Cet enrôlement prévu sur une période de quatre (4) mois, va concerner près de cinquante et trois milles (53 000) pensionnés repartis sur toute l’étendue du territoire burkinabè et à l’extérieur. Un dispositif d’enrôlement mis en place comprend 20 postes d’enrôlement mobiles ayant la capacité d’enrôler environ 1300 pensionnés par jour. L’enrôlement des pensionnés vivant à l’extérieur du pays étant prévu dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso dans leurs pays de résidence.


Le ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Bassolma Bazié, patron du lancement a dans son allocution, rappelé que « nos valeurs endogènes nous enseignent de toujours accorder une attention particulière aux questions qui touchent à la vie de nos aînés, de la veuve et de l’orphelin, car cela y va de notre futur ».
De la Biométrie CARFO!

La biométrie est une technologie qui utilise des caractéristiques biologiques ou comportementales uniques d’un individu pour l’identifier ou vérifier son identité. Et Dr Aminata ZERBO/SABANE, Ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, marraine de la cérémonie de lancement définie « l’enrôlement biométrique » comme étant un processus qui consiste à recueillir les données biométriques d’une personne, empreinte digitale, photo du visage ou voix, à des fins d’identification et d’authentification.
Celle engagée par la CARFO du Burkina Faso, entre en ligne droite de la diversification des actions innovantes entreprise par elle pour mieux servir les pensionnées.

Elle permettra l’assainissement de la base de données des pensionnés, la lutte contre la fraude et les falsifications d’identité, la protection du système de paiement des prestations, la protection des droits des pensionnés en garantissant le paiement du bon droit à la bonne personne, le renforcement de la viabilité financière du système, l’allègement des procédures de contrôles périodiques de présence des pensionnés et l’on en passe.
A termes, ce projet dont l’ultime objectif est d’améliorer la prise en charge des pensionnées, permettra, de soulager les pensionnés en réduisant considérablement la durée d’attente de leur contrôle physique annuel et d’améliorer l’accessibilité des prestations grâce à une nouvelle carte biométrique qui sera attribuée à la fin de l’opération d’enrôlement.
Trois (03) phases nécessaires à la mise en place de la reforme!
Selon Hyacinthe Tamalgo, Directeur général de la CARFO, l’institution qui porte l’innovation, « le souci permanent de la CARFO qui est d’offrir des services de qualités à ses assurés sociaux est sans équivoque…, dans un monde en pleine mutation technologique la CARFO se doit d’être en phase avec cette tendance, et ce afin de satisfaire et de garantir permanemment une prise en charge efficace de nos pensionnés.».
La réforme de la biométrie CARFO s’est déroulée en trois phases. La première a concerné l’acquisition et l’installation des équipements et des logiciels. S’est ensuivi la phase d’enrôlement des pensionnés qui fait l’objet de la cérémonie officielle de lancement le 02 juillet 2024 à Ouagadougou. Enfin, il y a la phase d’exploitation de la plateforme.

La Banque Mondiale à travers le Projet d’appui à l’inclusion financière et l’accès aux financements de petites et moyennes entreprises (PAIF-PME) est le principal bailleur dans la mise en œuvre de ce projet de biométrie au profit des pensionnés de la CARFO.
En cette importance circonstance pour l’institution qui a en charger le traitement des retraités, il convient-il de noter que ce projet a été financé à plus 750 millions de francs CFA. Le Projet PAIF-PME s’est employé à recruter une entreprise en charge de la conduite de l’enrôlement biométrique sur toute l’étendue du territoire et à l’extérieur du Burkina Faso.
Le 2 juillet 2024, la forte mobilisation des pensionnés au lancement de cette innovation, témoigne de l’importance que ceux-ci accordent aux initiatives visant à l’amélioration leurs conditions de vie.
Le PAIF PME porte à la connaissance des promoteurs (trices) que les résultats de la deuxième édition de la compétition des plans d’affaires (CPA) sont disponibles sur le site du PAIF-PME (www.paif.bf) et à l’UGP/PAIF-PME sise à Samandin.
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