PAIF-PME:formation des points focaux régionaux sur la méthode GEMS

Au nombre de 25, les points focaux ont répondu présent à la formation
Un renforcement des capacités pour une inclusion financière accrue au Burkina Faso
Le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et à l’accès au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME), une initiative majeure du gouvernement burkinabè soutenue par la Banque mondiale, continue d’intensifier ses efforts en faveur de l’inclusion financière et de la digitalisation. Dans ce cadre, une session de formation essentielle est organisée à Koudougou, du 18 octobre au 22 novembre 2024, pour actualiser les connaissances des points focaux régionaux sur la méthode GEMS (Geo-Enabling for Monitoring and Supervision).
Des outils numériques au service du suivi des projets
La méthode GEMS, basée sur l’utilisation de l’outil KoboToolbox, permet un suivi à distance efficace grâce à la collecte de données géoréférencées. Cet outil est essentiel pour améliorer la planification, le suivi-évaluation des projets et la redevabilité mutuelle entre les bénéficiaires, les autorités et les partenaires techniques et financiers.
Roger OUEDRAOGO, spécialiste suivi-évaluation orchestre cette séance de renforcement ds capacités des points focaux
Lors de cette formation, les participants, au nombre de 25, sont outillés pour utiliser KoboToolbox. Ils ont appris à créer des comptes, concevoir et personnaliser des formulaires, et collecter des données directement depuis des appareils mobiles. Cette session marque une étape décisive, car les participants sont désormais équipés de tablettes, après une première formation en 2023.
Un investissement stratégique pour des résultats concrets
Avec un budget consistant, cet atelier s’inscrit dans une gestion rigoureuse et participative. La formation a également permis de planifier les prochaines étapes pour opérationnaliser pleinement le suivi à distance, notamment dans les régions les plus reculées du pays.
Le PAIF-PME confirme ainsi son ambition de réduire les inégalités d’accès aux services financiers, en particulier pour les femmes et les PME agricoles, contribuant à une croissance économique plus inclusive. En intégrant des outils modernes et en renforçant les capacités locales, ce projet fait du Burkina Faso un exemple en matière de digitalisation et de gestion participative.

Formation en biopesticides : Une initiative du PAIF-PME pour un avenir durable

Le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’accès au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME) a entamé avec la chambre nationale d’agriculture une série d’ateliers de formation sur la production et l’utilisation des biopesticides. C’est Dédougou qui a accueilli la première cession ce lunid 18 novembre 2024. Ces sessions visent à promouvoir des pratiques agricoles durables, réduire les impacts environnementaux des pesticides chimiques et renforcer les capacités techniques des organisations féminines.

Les impétrantes sont venus des différents groupements de productrices de la région

 

Une réponse aux défis agricoles et environnementaux

Le PAIF-PME, en partenariat avec la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA), a identifié les organisations féminines comme des actrices clés dans l’adoption de pratiques alternatives aux pesticides chimiques. Face aux risques environnementaux et sanitaires posés par ces produits, le projet ambitionne de fournir aux agricultrices des outils pratiques pour produire et utiliser des biopesticides à partir de plantes locales comme le neem et la papaye.

Objectifs de la formation

L’objectif ultime de cette formation est de sensibiliser les participantes aux effets néfastes des pesticides chimiques sur la santé et l’environnement, de renforcer leurs connaissances sur les propriétés des biopesticides et deormer 120 agricultrices sur les techniques de production et d’utilisation des biopesticides, avec des modules pratiques et des sessions théoriques.

Les participantes n’ont pas marchandé leur participation

 

Une méthodologie participative

Les ateliers se dérouleront sur trois jours dans les régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. Après deux journées de discussions et d’échanges sur les concepts théoriques, les participantes seront initiées aux pratiques de fabrication et d’utilisation des biopesticides. Ces sessions incluront des travaux pratiques sur des cultures maraîchères et céréalières, encadrés par des spécialistes de la CNA et de l’ONG BioPROTECT.

Résultats attendus

À l’issue des ateliers, les 120 participantes maîtriseront les techniques de fabrication et d’utilisation des biopesticides, contribuant ainsi à réduire leur dépendance aux intrants chimiques. Ce renforcement de capacités permettra également de diffuser ces pratiques au sein de leurs communautés agricoles, favorisant une adoption élargie des solutions agroécologiques.

Un projet ancré dans le développement durable

Le PAIF-PME, financé par l’IDA et le gouvernement burkinabè, illustre l’engagement du Burkina Faso en faveur de l’agriculture durable. En intégrant des approches écologiques dans ses initiatives, le projet contribue à protéger les écosystèmes tout en soutenant l’inclusion financière des acteurs ruraux. Ces ateliers reflètent une vision tournée vers un avenir où croissance économique et préservation de l’environnement vont de pair.

Mission de supervision du PAIF-PME: un bilan d’étape encourageant, des progrès mesurables

 

A Gauche, le coordonnateur du PAIF-PME, avec la TTL du Projet

 

Du 11 au 15 novembre 2024, la Banque mondiale, en collaboration avec les autorités locales, a mené une mission d’appui au Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME). Ce programme, doté de 110 millions de dollars sur six ans (2019-2025), vise à transformer l’accès des PME, des agriculteurs et des femmes entrepreneurs aux services financiers. L’objectif est d’accélérer l’inclusion financière tout en soutenant les secteurs mal desservis.

 

Un bilan d’étape encourageant, des progrès mesurables.

Roger OUEDRAOGO, Spécialiste en suivi-évaluation du PAIF-PME

Les performances du PAIF-PME, présentées par Roger Ouédraogo, spécialiste en suivi-évaluation, montrent que 76,2 % des indicateurs du projet ont atteint un taux de réalisation d’au moins 75 %, soulignant ainsi une exécution globale satisfaisante. Toutefois, des retards subsistent sur certaines activités clés, notamment celles liées aux innovations technologiques et à la numérisation des processus financiers​.

 

Une mission structurée autour de composantes stratégiques.

  1. Numérisation des transactions financières
Dr. Clovis Yaméogo, consultant et spécialiste de la finance digitale

La composante 1 a mis en avant des avancées notables dans la transformation numérique des institutions financières et la numérisation des paiements publics. Avec un taux d’exécution de 74 % pour les ateliers prévus, cette initiative vise à moderniser les services et à accroître l’utilisation des comptes transactionnels, notamment pour les PME et les individus non bancarisés.

  1. Renforcement des institutions de microfinance.
Ludovic Kiemtoré, spécialiste en inclusion financière orchestre la composant 2 du projet

La composante 2, sous la houlette de Ludovic Kiemtoré, a évalué les progrès du Fonds d’appui aux activités remunératrices des femmes (FAARF) et des systèmes financiers décentralisésé (SFD), notamment dans l’intégration numérique et l’opérationnalisation du système d’information de gestion (SIG). Des défis subsistent, tels que la lenteur dans la passation des marchés et la collaboration avec les opérateurs comme Orange et Wizall. Ces problèmes devraient être résolus par des actions anticipées et des concertations renforcées​.

  1. Éducation financière et protection des consommateurs.

La mise en place d’une plateforme d’éducation financière et d’un centre d’appels interactif représente une avancée majeure. Cette initiative a pour but d’améliorer la sensibilisation des PME et des femmes entrepreneurs, tout en renforçant la confiance dans les services financiers digitaux​.

Sauvegardes environnementales et sociales : une priorité.

En parallèle, des efforts significatifs ont été consacrés aux sauvegardes environnementales et sociales. La mission a souligné la nécessité d’adopter des pratiques durables et inclusives pour maximiser l’impact des interventions, notamment dans les zones rurales.

Communication et capitalisation : multiplier l’impact

Un volet important de la mission a porté sur la capitalisation des acquis. À travers la production de films documentaires et de contenu numérique, le projet entend partager les réussites des bénéficiaires et promouvoir les meilleures pratiques. Cette stratégie de communication vise à élargir l’impact du PAIF-PME en renforçant sa visibilité​.

Vers une inclusion financière durable.

Les conclusions de cette mission ouvrent la voie à une meilleure coordination et à des solutions innovantes pour surmonter les défis. La Banque mondiale et ses partenaires locaux s’engagent à poursuivre les efforts pour construire un écosystème financier inclusif, essentiel au développement économique et social du Burkina Faso.

Lutte contre la pauvreté : la Banque mondiale au Burkina Faso visite les réalisations du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès aux financements des PME (PAIF PME)

Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté, célébrée le 17 octobre, la Banque mondiale a choisi de mettre en lumière les efforts du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès aux financements des petites et moyennes entreprises (PAIF PME) au Burkina Faso. Ce projet, qui s’inscrit dans la dynamique de réduction de la pauvreté, a conduit la délégation à la rencontre de deux entrepreneurs modèles : Mme Florence Bassono, promotrice de FasoAttiéké, et M. Aimé Kaboré, acteur dans la chaîne d’abattage et de commercialisation de poulets à Ouagadougou.

La visite guidée dans la ferme à permis de constater l’ampleur l’impact du projet de FasoAttiéké

 

 

Des initiatives innovantes pour l’auto-emploi à Loumbila et Ouagadougou

À Loumbila, Mme Florence Bassono, à travers son entreprise FasoAttiéké, a développé une ferme intégrée combinant élevage de porcs, pisciculture, maraîchage et installation d’un biodigesteur. Ce modèle innovant de production permet une gestion optimale des ressources et un impact environnemental réduit, tout en générant des revenus pour de nombreuses familles locales. La visite a permis de constater les avancées significatives en matière de lutte contre la pauvreté grâce à ces initiatives.

Mme Bassono dans sa ferme

 

Par ailleurs, la délégation s’est rendue à Ouagadougou pour rencontrer M. Aimé Kaboré, un entrepreneur spécialisé dans l’abattage et la commercialisation de poulets. Son entreprise “La Bicyclette”, qui répond à une demande locale croissante, participe activement à la création d’emplois et à l’autonomisation économique des jeunes.

Les étudiants en fin de cycle au cœur des échanges

Cette journée a également été marquée par la présence d’une trentaine d’étudiants en fin de cycle des universités Aube Nouvelle, ESTA et EPU. Ces jeunes, en pleine transition vers la vie professionnelle, ont eu l’opportunité d’échanger avec les entrepreneurs sur les défis liés à l’auto-emploi.

Les étudiants ont été très attentifs aux échanges avec les promoteurs

 

Ces discussions ont permis de mieux appréhender les réalités du terrain et de tisser des liens forts autour de l’entrepreneuriat. Ils ont ainsi mesuré les enjeux de la gestion d’une entreprise dans des contextes souvent complexes, mais également l’importance de l’innovation et de la résilience.

Avec Aimé Kaboré, c’est la passion et le savoir faire démontrés

 

Le PAIF PME, un levier pour l’inclusion financière

Le PAIF PME, à travers ces exemples, montre son impact concret dans l’amélioration des conditions de vie des populations par l’inclusion financière et le soutien aux PME. Ce projet s’avère être un outil puissant dans la lutte contre la pauvreté au Burkina Faso, en donnant aux entrepreneurs locaux les moyens d’investir dans leurs projets et de créer de la richesse pour la communauté.

En cette journée spéciale, la Banque mondiale a ainsi rappelé l’importance de soutenir les initiatives locales qui participent à la transformation économique du pays et à la réduction des inégalités. Ces actions s’inscrivent dans une vision globale de développement durable et d’autonomisation des populations par l’entrepreneuriat.

Lutte contre le blanchiment de capitaux – Une formation des agents des institutions de microfinance à travers le Burkina Faso

Le Burkina Faso s’engage fermement dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT), deux fléaux qui minent bien des économies et renforcent les activités criminelles. Dans cette optique, dix ateliers de formation ont été préparés et se tiennent au profit de 300 agents de 30 institutions de microfinance (IMF) du pays.

Roger OUEDRAOGO (milieu) Spécialiste Suivi-évaluation du PAIF PME, à l’ouverture des Travaux à Ouagadougou
Sous l’impulsion du ministère de l’Économie, des Finances et de la Prospective, c’est le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et à l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME) qui organisent ces ateliers de formation. Ces sont des sessions de formation qui visent à renforcer les capacités des agents des systèmes financiers décentralisés (SFD) dans la lutte contre ces pratiques illicites. Le Cabinet Alia Développement, chargé de l’évaluation des SFD, a identifié trente et trois (33) institutions de microfinance nécessitant un appui spécifique en matière de LBC-FT.
Une vue des participant(es) à l’ouverture des travaux
Durant ces ateliers, les participants seront outillés sur les mécanismes de détection des opérations suspectes et sur les meilleures pratiques en matière de conformité. La formation permettra également de partager des outils concrets pour garantir la sécurité et l’intégrité des systèmes financiers. Ces mesures visent non seulement à protéger l’économie nationale, mais aussi à renforcer la confiance des citoyens et des investisseurs dans le secteur de la microfinance.
Des Participantes venues des différentes SFD
Les ateliers, entamés ce lundi 14 octobre 2024, se déroulent dans différentes régions du pays, couvrant ainsi l’ensemble des zones où les IMF sont actives. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts globaux du gouvernement pour assainir le secteur de la microfinance et promouvoir une croissance économique inclusive.

La Compétition des Plans d’Affaires 2024 – Un Soutien Inédit aux Entrepreneurs Burkinabè

Le 4 octobre 2024, Ouagadougou a accueilli la cérémonie de remise des prix de la deuxième édition de la Compétition des Plans d’Affaires (CPA). Organisée dans le cadre du Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et à l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME), cette initiative bénéficie du soutien de la Banque Mondiale et a pour mission de renforcer l’accès aux services financiers et de promouvoir l’entrepreneuriat au Burkina Faso.

Une Vision Partagée pour le Développement Économique

M. Kaongo Wilfried Seraphin KIENTEGA, Coordonnateur du PAIF PME, invite les lauréats à utiliser ces subventions comme soutien pour bâtir des entreprises solides et contribuer au développement du pays

 

La cérémonie a débuté par les allocutions du Coordonnateur du PAIF-PME et de la Présidente du jury. Le premier d’entrée souligné l’importance de cette initiative pour l’économie burkinabè. Le Coordonnateur du PAIF-PME a exprimé sa gratitude envers les partenaires, notamment la Banque Mondiale et le Ministère de l’Économie et des Finances, pour leur engagement envers l’inclusion financière. Selon lui, « le PAIF-PME est une réponse concrète aux défis de financement auxquels font face les acteurs économiques les plus vulnérables, tels que les agriculteurs, les femmes et les jeunes ».

200 Lauréats et une Dotation Exceptionnelle

M. Hamoud Abdel Wedoud Kamil, Représentant résident de la Banque Mondiale au Burkina Faso, remettant le chèque à un Lauréat

 

Parmi les 1 000 candidatures issues des 13 régions du Burkina Faso, 200 entrepreneurs ont été sélectionnés pour la qualité et l’innovation de leurs projets. Parmi ces lauréats, 150 recevront une subvention d’un montant total de 2,4 milliards de FCFA, tandis que les 50 autres bénéficieront d’un appui technique spécifique pour développer leurs entreprises. La Présidente du jury a également remercié les membres du jury pour leur rigueur et la transparence du processus de sélection, qui comprenait des pitchs de trois minutes permettant aux candidats de convaincre les investisseurs de la pertinence de leurs projets.

Le Présidium a été satisfait de la présentation des résultats obtenus par les lauréats de la CAP 2022

 

Un Impact Durable pour le Burkina Faso

Armand Badiel, Directeur national de la BCEAO remettant avec satisfaction le chèque à une lauréate

 

Le Représentant Résident de la Banque Mondiale a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large pour encourager le développement d’une économie inclusive et résiliente. Il a affirmé : « Cette compétition fait partie de notre mission visant à accompagner le Burkina Faso vers une croissance inclusive et durable, en autonomisant les jeunes et les femmes. » La Banque Mondiale et le gouvernement burkinabè, à travers ce projet, espèrent voir émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs prêts à contribuer à la prospérité nationale.

Photo de famille entre lauréats et officiels

Un Message d’Encouragement aux Lauréats

En clôture, le Coordonnateur du PAIF-PME a adressé un message fort aux lauréats, les incitant à utiliser les ressources obtenues pour bâtir des entreprises solides et contribuer activement au développement du pays. Il a souligné que « l’excellence ne s’obtient qu’à travers un travail acharné et constant », les appelant à être les piliers d’une économie burkinabè durable.

Plus qu’une simple cérémonie, la remise des chèques aux lauréatsreflète l’engagement du Burkina Faso à soutenir les initiatives entrepreneuriales et marque une étape importante dans l’évolution vers une économie plus inclusive et innovante.

Renforcement des capacités en gestion du crédit des institutions de microfinance : Un programme de formation pour la durabilité financière

Le Burkina Faso, à l’instar de nombreux pays de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), a connu une croissance significative des systèmes financiers décentralisés (SFD) ces dernières années. Dans ce cadre, un projet ambitieux visant à renforcer les compétences des acteurs de la microfinance dans la gestion du portefeuille de crédit est en cours d’exécution.
Roger Ouédraogo, Suivi-évaluation représentant le Coordonnateur du PAIF-PME au lancement des ateliers à Ouagadougou
Ce projet s’inscrit dans la stratégie du gouvernement burkinabè de promouvoir une inclusion financière durable et une gestion prudente des crédits. Dans cette optique, dix ateliers de formation, financés par la Banque mondiale à travers le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’Accès au Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME), seront organisés au profit de 300 agents issus de 30 institutions de microfinance (IMF).
Objectifs et portée de la formation
Les participant de divers régions ont exprimé leurs attentes, fortes,  quand à ces ateliers
Les ateliers, répartis sur l’ensemble du territoire national, visent à doter les participants des compétences nécessaires pour une gestion saine du portefeuille de crédit, favorisant ainsi la stabilité financière des IMF. Ces formations de cinq jours permettront aux agents de se familiariser avec les meilleures pratiques et les outils modernes de gestion du crédit. En outre, elles leur offriront la capacité de s’adapter aux spécificités de chaque institution, contribuant ainsi à leur viabilité à long terme.
Impact attendu sur le secteur de la microfinance
Ce programme de formation intervient à un moment crucial où le secteur de la microfinance au Burkina Faso fait face à de nombreux défis, notamment le respect des ratios prudentiels et des performances financières. Les résultats escomptés de ces ateliers incluent une meilleure appropriation des outils de gestion du crédit, une adaptation des bonnes pratiques au contexte local, et un renforcement global de la solidité des IMF.
Grâce à cette initiative, le Burkina Faso espère non seulement améliorer la gestion financière des institutions, mais aussi stimuler l’accès au crédit pour les populations, notamment les PME et les femmes entrepreneures, moteurs de l’économie nationale.
Ce programme témoigne de l’engagement des autorités et de leurs partenaires financiers à consolider l’inclusion financière, pilier essentiel pour un développement économique durable.

La Banque des Dépôts du Trésor : Un nouvel outil financier pour la gestion des fonds publics au Burkina Faso

Le Burkina Faso se dote d’un nouvel instrument financier majeur avec la création de la Banque des Dépôts du Trésor (BDT). Cette initiative, inscrite dans la volonté de moderniser la gestion des fonds publics et d’améliorer l’efficacité du Trésor public, marque une étape décisive dans la réforme des finances publiques du pays.

La Banque des Dépôts du Trésor a pour mission principale de centraliser et de sécuriser les dépôts des organismes publics, tout en offrant des services financiers spécialisés aux institutions publiques et aux entreprises d’État. Sa mise en place répond à un besoin de transparence accrue et de gestion rigoureuse des ressources publiques, dans un contexte où la bonne gouvernance et l’optimisation des finances publiques sont devenues des priorités pour le gouvernement burkinabè.

https://web.facebook.com/photo/?fbid=985590500245671&set=pcb.985592056912182&locale=it_IT

À travers le projet d’Appui à l’inclusion financière et à l’accès des petites et moyennes entreprises au financement (PAIF PME), la Banque mondiale a joué un rôle clé dans la création de la Banque des Dépôts du Trésor en apportant un appui financier et technique, visant à renforcer les infrastructures et les capacités institutionnelles indispensables à son lancement.

La BDT jouera un rôle essentiel dans la gestion des dépôts des collectivités territoriales, des établissements publics administratifs, ainsi que des entreprises publiques. En facilitant le suivi et la sécurisation des dépôts, elle contribuera à une meilleure gestion de la trésorerie de l’État et à une allocation plus efficace des ressources. De plus, elle servira de relais pour financer des projets d’intérêt public en offrant des lignes de crédit adaptées aux besoins des organismes publics.

En s’inspirant de modèles internationaux, notamment ceux de la Côte d’Ivoire et du Maroc, la Banque des Dépôts du Trésor burkinabè se veut un levier pour encourager le développement local et l’investissement public. Elle fournira également un cadre plus structuré pour l’investissement des excédents de trésorerie, permettant ainsi de générer des revenus supplémentaires pour l’État et les organismes publics bénéficiaires.

Le ministre de l’Économie et des Finances, en charge de la supervision de ce projet, a souligné, le 02 août 2024,  lors de la présentation officielle de la BDT que cette initiative vient renforcer la confiance des partenaires financiers internationaux et des bailleurs de fonds, en montrant l’engagement du Burkina Faso à adopter des pratiques modernes de gestion financière.

La Banque des Dépôts du Trésor sera également impliquée dans des opérations financières stratégiques telles que la gestion des prêts internationaux et des subventions. Elle contribuera ainsi à renforcer la capacité de l’État à mobiliser et à gérer les ressources nécessaires au financement de son développement.

Sa création est un pas important vers la modernisation du système financier public du Burkina Faso, avec des retombées positives attendues à la fois sur la gouvernance financière et sur le développement économique national. Elle s’inscrit dans la dynamique de renforcement des institutions publiques, qui sont au cœur des réformes engagées par l’État pour améliorer la gestion des ressources et garantir une plus grande transparence dans les opérations financières.

En somme, la Banque des Dépôts du Trésor constitue un outil stratégique pour le Burkina Faso. Elle servira non seulement à optimiser la gestion des fonds publics, mais aussi à accompagner les collectivités et les établissements publics dans la réalisation de projets structurants pour le développement du pays. Par cette innovation, le gouvernement burkinabè réaffirme son ambition de moderniser son système financier et de promouvoir une gestion plus efficiente et responsable des finances publiques.

Communication PAIF PME

Renforcement des capacités pour une meilleure gestion environnementale au Burkina Faso

Le PAIF-PME a lancé une initiative cruciale visant à renforcer les capacités des cadres des directions régionales. Ce programme, qui s’inscrit dans la continuité des efforts pour intégrer les préoccupations environnementales dans les projets de développement, prévoit l’organisation de quatre sessions de formation sur l’animation des cellules environnementales et des clubs écologiques.

Les participants de Ziniaré à l’atelier de formation.

 

Ces sessions, réparties dans différentes régions du pays, ont pour objectif de former les cadres régionaux sur les techniques d’élaboration de plans d’action efficaces, le suivi-évaluation des activités, ainsi que sur la stratégie de mise en place et de gestion des clubs écologiques dans les lycées et collèges. Ces clubs, instaurés par le décret n°2017-0323/MEEVCC/MENA, jouent un rôle clé dans la promotion de l’écocitoyenneté chez les jeunes Burkinabè.

En réponse aux défis relevés lors des ateliers de diagnostic tenus en novembre 2022, cette initiative vise à doter les responsables régionaux des compétences nécessaires pour assurer une meilleure gouvernance environnementale et un suivi rigoureux des engagements écologiques. Le coût total de l’opération est estimé à 14 128 000 FCFA, financé par la Banque mondiale à travers le Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financements des petites et moyennes entreprises (PAIF-PME).

Cette démarche proactive s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la résilience écologique du pays, tout en assurant une protection durable de l’environnement. Les résultats attendus de ces sessions incluent une amélioration significative des compétences locales et un renforcement de l’engagement des acteurs régionaux dans la gestion environnementale.

Ce programme, par son ampleur et ses ambitions, marque une étape importante dans la gouvernance environnementale au Burkina Faso, en vue de promouvoir un développement durable et inclusif pour les générations futures.

Communication PAIF PME

Le Burkina Faso renforce la médiation financière et la protection des consommateurs avec une immersion internationale

Le Burkina Faso fait un pas significatif vers l’amélioration de la protection des consommateurs et la promotion de l’inclusion financière avec deux activités majeures en 2024. Le pays, à travers l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF-BF) et soutenu par le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et l’accès au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF-PME), s’engage dans une série d’actions visant à renforcer la médiation financière et la gestion des litiges entre les prestataires de services financiers et leurs clients.
Les membre de l’OQSF en immersion à la CMMB
La première activité concerne l’organisation d’un atelier de renforcement des capacités des magistrats sur les mécanismes de médiation financière et la protection financière. Cet atelier, qui s’est tenu courant juillet 2024 à Ouagadougou, a rassemblé trente cinq (35) magistrats issus des tribunaux de commerce et des Tribunaux de Grande Instance du Burkina Faso. Le but de cet atelier est de familiariser ces acteurs du monde judiciaire avec les dispositifs de l’OQSF-BF, notamment la médiation financière, afin qu’ils puissent mieux accompagner l’institution dans ses missions de résolution amiable des litiges financiers. Le renforcement des capacités des magistrats est crucial pour assurer une meilleure protection des consommateurs, en particulier dans un contexte de diversification des produits et services financiers sur le marché.
En parallèle, l’OQSF-BF organise un voyage d’études au Centre Marocain de Médiation Bancaire (CMMB) à Casablanca. Ce voyage, prévu en août 2024 a effectivement démarré et l’immersion a commencé la 02 août, permettra aux médiateurs financiers et aux responsables de l’OQSF-BF de s’immerger dans les meilleures pratiques de médiation bancaire. L’objectif est de doter les médiateurs burkinabè d’une expertise pratique en matière de gestion des conflits financiers, en s’inspirant de l’expérience marocaine. Cette immersion contribuera également à renforcer les liens institutionnels entre le Burkina Faso et le Maroc, en ouvrant la voie à une collaboration plus étroite entre l’OQSF-BF et le CMMB, ainsi qu’avec d’autres centres de médiation à travers le monde.
Ces deux initiatives s’inscrivent dans le cadre plus large de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière du Burkina Faso, qui vise à assurer une meilleure protection des consommateurs et à renforcer la confiance dans le secteur financier formel. Avec l’appui de la Banque Mondiale, le Burkina Faso se dote des moyens nécessaires pour intégrer des pratiques internationales reconnues, tout en adaptant les outils de médiation financière aux réalités locales. Le coût global de ces opérations, financé par la Banque Mondiale via le PAIF-PME, s’élève à plus de 27 millions de francs CFA, témoignant de l’engagement du pays à construire un système financier plus juste et inclusif.
En combinant formation locale et expertise internationale, le Burkina Faso fait un pari audacieux sur l’avenir de la médiation financière, avec l’ambition d’offrir à ses citoyens un accès équitable et sécurisé aux services financiers. Ces initiatives marquent une étape décisive dans la consolidation de la protection des consommateurs et le développement de l’inclusion financière dans le pays.
Communication PAIF-PME

CARFO: une solution biométrique pour améliorer le quotidien des retraités

La CARFO a marqué un pas de plus dans le processus d’amélioration de la prise en charge des retraités. Elle a lancé l’enrôlement biométrique des pensionnées le 2 juillet 2024 à Ouagadougou. Prévus se dérouler sur toute l’étendue du territoire national, ce projet permettra à termes de faire sans tracasseries, le contrôle de vie des pensionnés. C’est un projet de 750 millions de francs CFA, financé par la banque mondiale à travers le projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises.

Le Ministre de la fonction publique et de la sécurité sociale Bassolma Bazié a patronné la cérémonie aux coté de sa collègue Ministre de l’économie numérique (marraine)

 

La CARFO a entamé l’enrôlement biométrique de ses pensionnés. Cet enrôlement prévu sur une période de quatre (4) mois, va concerner près de cinquante et trois milles (53 000) pensionnés repartis sur toute l’étendue du territoire burkinabè et à l’extérieur. Un dispositif d’enrôlement mis en place comprend 20 postes d’enrôlement mobiles ayant la capacité d’enrôler environ 1300 pensionnés par jour. L’enrôlement des pensionnés vivant à l’extérieur du pays étant prévu dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso dans leurs pays de résidence.

 

Le représentant résident de la Banque Mondiale au Burkina Hamoud Abdel Wedoud Kamil assistant à la cérémonie de lancement, avec ……
….. le Coordonateur du PAIF PME, Kaongo Wilfried Séraphin Kientéga

   

Le ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Bassolma Bazié, patron du lancement a dans son allocution, rappelé que « nos valeurs endogènes nous enseignent de toujours accorder une attention particulière aux questions qui touchent à la vie de nos aînés, de la veuve et de l’orphelin, car cela y va de notre futur ».

De la Biométrie CARFO!

 

Une photo de famille avec les pensionnés

 

La biométrie est une technologie qui utilise des caractéristiques biologiques ou comportementales uniques d’un individu pour l’identifier ou vérifier son identité. Et Dr Aminata ZERBO/SABANE, Ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, marraine de la cérémonie de lancement définie « l’enrôlement biométrique » comme étant un processus qui consiste à recueillir les données biométriques d’une personne, empreinte digitale, photo du visage ou voix, à des fins d’identification et d’authentification.

Celle engagée par la CARFO du Burkina Faso, entre en ligne droite de la diversification des actions innovantes entreprise par elle pour mieux servir les pensionnées.

 

Une séance de démonstration du processus d’enrôlement des pensionné a été présenté au patron et à la marraine de la cérémonie

 

Elle permettra l’assainissement de la base de données des pensionnés, la lutte contre la fraude et les falsifications d’identité, la protection du système de paiement des prestations, la protection des droits des pensionnés en garantissant le paiement du bon droit à la bonne personne, le renforcement de la viabilité financière du système, l’allègement des procédures de contrôles périodiques de présence des pensionnés et l’on en passe.

A termes, ce projet dont l’ultime objectif est d’améliorer la prise en charge des pensionnées, permettra, de soulager les pensionnés en réduisant considérablement la durée d’attente de leur contrôle physique annuel et d’améliorer l’accessibilité des prestations grâce à une nouvelle carte biométrique qui sera attribuée à la fin de l’opération d’enrôlement.

 

Trois (03) phases nécessaires à la mise en place de la reforme!

 

Selon Hyacinthe Tamalgo, Directeur général de la CARFO, l’institution qui porte l’innovation, « le souci permanent de la CARFO qui est d’offrir des services de qualités à ses assurés sociaux est sans équivoque…, dans un monde en pleine mutation technologique la CARFO se doit d’être en phase avec cette tendance, et ce afin de satisfaire et de garantir permanemment une prise en charge efficace de nos pensionnés.».

La réforme de la biométrie CARFO s’est déroulée en trois phases. La première a concerné l’acquisition et l’installation des équipements et des logiciels. S’est ensuivi la phase d’enrôlement des pensionnés qui fait l’objet de la cérémonie officielle de lancement le 02 juillet 2024 à Ouagadougou. Enfin, il y a la phase d’exploitation de la plateforme.

Transformation importante dans la gestion des retraités, les acteurs n’ont pas marchandé leur participation à la cérémonie de lancement

 

La Banque Mondiale à travers le Projet d’appui à l’inclusion financière et l’accès aux financements de petites et moyennes entreprises (PAIF-PME) est le principal bailleur dans la mise en œuvre de ce projet de biométrie au profit des pensionnés de la CARFO.  

En cette importance circonstance pour l’institution qui a en charger le traitement des retraités, il convient-il de noter que ce projet a été financé à plus 750 millions de francs CFA. Le Projet PAIF-PME s’est employé à recruter une entreprise en charge de la conduite de l’enrôlement biométrique sur toute l’étendue du territoire et à l’extérieur du Burkina Faso.

Le 2 juillet 2024,  la forte mobilisation des pensionnés au lancement de cette innovation, témoigne de l’importance que ceux-ci accordent aux initiatives visant à l’amélioration leurs conditions de vie.

Compétition de plans d’affaire: résultats de la deuxième édition (CPA2024)

Le PAIF PME porte à la connaissance des promoteurs (trices) que les résultats de la deuxième édition de la compétition des plans d’affaires (CPA) sont disponibles sur le site du PAIF-PME (www.paif.bf) et à l’UGP/PAIF-PME sise à Samandin.

Télécharger ici

⇓⇓

Communiqué resultat CPA 2eme édition