Des femmes déplacées internes (PDI) sont en formation à Kaya dans le centre nord. Réunies par le PAIF-PME, ces femmes vont se familiariser avec la Saponification (fabrication de savon) afin de pouvoir renforcer leur résilience par la réaction d’activités génératrices de revenus. Cette formation se tient dans le cadre de l’accompagnement du projet à la création et au renforcement d’entreprises stables
L’objectif général de la mission est de développer une compréhension approfondie des principes de la saponification, développer les compétences pratiques des femmes PDI dans la fabrication de savon (solide et liquide).
Apprendre aux femmes PDI, les principes de base de la saponification, pour leurs permettre de comprendre les différents types de savons et leurs propriétés. Ce dans l’optique de maîtriser les techniques de fabrication de savon (format boule et liquide).
Cette formation doit leurs enseigner la sécurité lors de la manipulation de produits chimiques, ainsi que les bonnes pratiques en matière de fabrication et d’hygiène. Enfin, elles doivent comprendre à formuler des recettes de savon personnalisées. A la fin de la formation, le PAIF-PME dont l’objectif est de renforcer la résilience des femmes déplacées internes, souhaite que les participantes devraient être en mesure de formuler des recettes de savon, de produire des produits de qualité, de les commercialiser de manière efficace.
Selon le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), la région du Centre Nord est celle qui regorge de plus de PDI au Burkina Faso. Cette formation se tient à Kaya, dans le cadre de la mise en œuvre de activités du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PAIF-PME).
Le projet envisage dans son processus d’appui au développement des entreprises, former soixante-quinze (75) femmes Personne Déplacées Internes (PDI) de la région du Centre Nord en technique de fabrication de savon. La formation en saponification pour les femmes peut être une excellente initiative, offrant des compétences pratiques et la possibilité de créer des entreprises durables.
Le PAIF-PME entend donc accompagner la résilience de ces femmes à travers le renforcement de leur capacité à se prendre en charge par la création d’activités génératrice de revenus.
Dans le cadre de l’opérationnalisation de l’OQSF-BF, le conseil de gestion en plus de donner des orientations sur les activités et le fonctionnement de l’OQSF-BF, entend assurer le suivi de la bonne exécution de sa mission.
L’assiduité du comité de gestion à été réelle
Aussi, son appui au Secrétariat technique est indispensable pour la réalisation et/ou l’adoption de mesures stratégiques et structurantes. Dans cette perspective, le renforcement des capacités des Membres du Conseil sur des thématiques précises de la protection des consommateurs et des OQSF s’avère nécessaire. A cet effet et suivant le plan de formation proposé par l’Assistant technique recruté par le PAIF-PME, il est prévu un atelier de formation sur les fondamentaux de la protection des consommateurs et le renforcement de l’adhésion à l’OQSF par les différents partenaires.
Des fondamentaux acquis !
Après cette formation, les fondamentaux de la protection des consommateurs de services financiers seront connus de participants ; le cadre législatif, juridique et réglementaire de la protection des consommateurs de services financiers au plan international, régional et national leurs sera désormais acquis. In fine, ils seront à mesure de déterminer les mesures prises par les institutions financières celles initiés par les consommateurs pour protéger les consommateurs de services financiers.
Une vue d’ensemble de la formation
Aussi, savent-ils, in fine, cerner le rôle et l’importance de la médiation financière dans la protection des consommateurs. Et, enfin les participants seront à même d’identifier les acteurs clés et les défis à relever par l’OQSF-BF pour renforcer l’adhésion des différents partenaires et/ou parties prenantes. Ce sont autant de sujets auxquelles la formation a apporté des réponses, avec en toile de fond un partage d’expériences d’autres pays en matière de protection des consommateurs et spécifiquement par des organismes de protection des consommateurs tels que les OQSF.
Cette formation, conçue au profit des médiateurs financiers de l’OQSF avait pour objectif de doter les participants, particulièrement les médiateurs financiers de l’OQSF-BF, en aptitudes et compétences à même de leurs permettre de conduire un processus de médiation financière de la saisine au dénouement du litige. Pour cela, un connaisseur de la médiation financière, l’Assistant technique, chargé d’accompagner le processus de l’opérationnalisation de l’OQSF-BF, a assuré la formation. Il a développé un programme de formation théorique et pratique sur les thématiques en lien avec la médiation financière, tenant compte des prérequis des participants.
Des participants outillés !
Les travaux de groupe ont ponctué la formation
Les participants, à l’issue de cette formation, se sont familiarisés avec le processus de conduite de la médiation financière ; ils se sont approprié leur rôle et les principes attachés à la médiation, ainsi OQSF que la maitrise des règles et principes de la médiation financière. Le champ de la médiation et les personnes éligibles ont été visités et les médiateurs financiers se sont appropriés les chartes et les outils nécessaires à la conduite de la médiation. Pour terminer les thématiques usités, la typologie des réclamations, les caractères de l’avis du médiateur, la gestion de l’information et la communication et l’architecture des rapports de médiation financière ont été acquis des participants.
Dr Hassane Alami , à été le formateur de cette session
Cette session de formation qui a ébauché toutes les questions liées aux procédures et à la conduite de la médiation financières permettra, à n’en point douter, aux médiateurs financiers de l’OQSF-BF de comprendre le principe de la médiation financière et aux personnes responsables de la gestion et de l’exécution des activités de l’OQSF de jouer pleinement leur partition.
La médiation
Permettant d’accéder à une solution juste, non par le truchement d’un juge investi du pouvoir de dire le droit, mais par le développement d’une réflexion objective conduite par un tiers et débouchant sur une adhésion volontaire des parties aux conclusions retenues et permettant de mettre en avant la volonté de déboucher chaque fois que possible sur des propositions concrètes propres à rétablir des relations fonctionnelles sur des bases saines et opérationnelles ; puis permettant de préserver l’efficacité des circuits financiers et de restaurer des échanges profitables à tous, y compris à la clientèle la plus démunie, socialement et économiquement, la médiation semble s’affirmer de plus en plus comme la voie royale empruntée par les pays pour améliorer de façon remarquable le traitement rapide et efficace des contentieux financiers
L’OQSF SN, est l’hôte dakaroise de sa sœur cadette, l’OQSF BF. Partis pour s’imprégner de l’expérience des Sénégalais en matière de médiation financière, les médiateurs financiers du Burkina Faso. C’est une mission de partage d’expérience sur le fonctionnement opérationnel d’un OQSF
La mission est conduite par le Secrétaire Technique de L’OQSF et composée de trois (03) médiateurs financiers de L’OQSF BF, quatre (04) chargés d’études et le Spécialiste en Inclusion Financière du PAIF-PME responsable de la sous composante 2.3 « renforcer la protection du consommateur et l’éducation financière » qui a accompagner le Secrétariat technique pour la promotion de l’inclusion financière (ST-PIF) dans le processus de mise en place de l’Observatoire de la qualité des services financiers du Burkina Faso (OQSF-BF).
Trois des quatre médiateurs financiers du Burkina Faso ayant fait le déplacement
Un voyages, des objectifs clairs!
L’objectif visé à travers l’organisation de ce voyage d’études est de permettre à l’équipe technique de l’OQSF-BF de s’imprégner de l’expérience en matière de conduite des activités d’un Observatoire de la Qualité des Services Financiers et de la médiation financière.
A travers ces séances de travail, les participants à ce voyage d’étude pourront prendre connaissance des outils de pilotage utilisés par l’OQSF-SN et appréhender le dispositif de collecte et de gestion de l’information financière ainsi que du suivi de la qualité des services financiers. Ils pourront aussi comprendre le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes, le fonctionnement d’un call center, du comparateur des services financiers et échangeront sur les relations et interactions entre l’Observatoire et les autres acteurs, les partenaires techniques et financiers.
Les médiateurs financier du Sénégal
La mission ne prendra pas fin sans avoir échanger avec les responsables de l’OQSF du Sénégal sur les expériences et les innovations majeures en matière de protection du consommateur et voir de manière pratique le traitement et le déroulement d’une médiation financière ; échanger sur la corrélation entre l’OQSF-SN et les autres instances de recours ou de traitement de litiges financiers.
Communication et règlementation!
De façon précise, les médiateurs de l’OQSF BF sauront appréhender le mécanisme de communication entre l’OQSF-SN et les prestataires de services financiers. En plus, ils en connaitront mieux sur le cadre règlementaire mis en place pour encadrer la collecte d’information financière, le fonctionnement du comparateur ainsi que la relation entre l’OQSF-SN et les instances judiciaires et enfin ils pourront recueillir les atouts, les contraintes et les défis majeurs, ainsi que les perspectives pour la bonne marche de l’Observatoire.
Séance de travail de la délégation de l’OQSF BF
L’OQSF-BF qui est dans sa phase d’opérationnalisation a été créé suivant le décret N°2022-1066/PRES-TRANS/PM/MEFP du 09 décembre 2022 et sert d’instrument d’appui à la promotion de l’inclusion financière, de veille, de suivi de la qualité des produits et services financiers ainsi que de médiation financière entre les prestataires de services financiers et leurs clients/usagers.
L’opérationnalisation de l’OQSF BF!
L’opérationnalisation de l’OQSF-BF se déroule suivant un plan d’action triennal adopté par son Conseil de gestion, organe d’orientation et de supervision. Cette mission de Dakar rentre ainsi dans cadre de son opérationnalisation. Au regard du caractère nouveau de l’instrument au Burkina Faso et de la spécificité des actions qu’il devra mener, ledit plan d’action prévoit l’immersion de l’équipe de l’OQSF-BF au sein d’autres OQSF précurseurs, notamment l’Observatoire de la qualité des services financiers du Sénégal (OQSF-SN).
Le spécialiste du PAIF PME aux coté de la délégation nationale
Il est important de savoir que le Burkina Faso met en œuvre depuis avril 2019, sa Stratégie nationale de la finance inclusive (SNFI) qui vise à favoriser l’accès des populations et des Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) aux produits et services financiers formels, adaptés et abordables.
Situation de contexte
Dans l’optique d’assurer une inclusion financière de qualité et s’inscrivant dans une dynamique communautaire, la Stratégie met un accent sur le renforcement de la protection des consommateurs des services financiers. C’est dans cet élan que le Projet d’Appui à l’inclusion financière et l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PAIF-PME), un projet financé par l’Etat Burkinabè et la Banque Mondiale, à travers sa sous composante 2.3 « renforcer la protection du consommateur et l’éducation financière » a pu accompagner le Secrétariat technique pour la promotion de l’inclusion financière (ST-PIF) dans le processus de mise en place de l’Observatoire de la qualité des services financiers du Burkina Faso (OQSF-BF).
Pour ce faire, le Sénégal constitue un choix adapté car possédant une expérience solide dans la gestion d’un observatoire. En effet, l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers du Sénégal, premier du genre dans l’espace UEMOA, a été mis en place en 2009 et a pour mission le suivi de la qualité des services financiers offerts aux usagers et clients, la promotion de l’inclusion financière des populations, la vulgarisation de l’éducation financière de masse et la protection des clients et usagers à travers le dispositif de médiation financière.
Les pensionnés de la CARFO peuvent désormais recevoir la pension sur le téléphone portable grâce au Mobile Money entrant dans le cadre de la digitalisation. Pour une meilleure adhésion des pensionnés, une série d’ateliers de sensibilisation est programmées à Ouagadougou, Koudougou et Bobo Dioulasso.
Le staff de la CARFO à l’atelier de Koudougou, avec au centre le Directeur général Hyacinthe Tamalgo
La Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) sensibilise ses pensionnés sur la digitalisation du paiement des pensions. C’est par une série de trois ateliers que cette campagne de sensibilisation réunie les retraités dans trois villes du Burkina.
Les pensionnés de Koudougou à l’atelier de sensibilisation
Entamée ce lundi 18 décembre 2023 à Ouagadougou au siège de la CARFO, en présence des bénéficiaires de pension, des opérateurs de mobile money au Burkina Faso et les travailleurs en charge de la paie des pensionnés, c’est Koudougou qui accueille ce mercredi matin le second atelier de sensibilisation.
Ces ateliers ont un programme et un objectif commun : une présentation de la mise en œuvre de la digitalisation des paiements à la CARFO, une communication des offres de portefeuille numérique de Moov Money et de Orange Money au profit des pensionnés. Puis les pensionnés qui souhaitent s’enrôler sur place peuvent aussi le faire à l’issue de l’atelier. La souscription se faisant à l’aide d’un numéro de téléphone actif et identifié au nom du pensionné lui-même auprès de la CARFO.
Au regard des enjeu de la digitalisation expliqués aux pensionnés de Ouagadougou, l’utilisation du portefeuille numérique a des avantages certains sur la vie des utilisateurs. Par ce moyen de paiement, la CARFO veut faciliter la vie des pensionnés. La digitalisation simplifie l’accès à la pension et minimise les risques liés aux déplacements. Elle permet surtout un gain de temps des pensionnés qui acceptent s’enrôler pour percevoir leur pension par le Mobile Money.
Avec le PAIF PME comme soutien technique et financier
Avec le soutien du technique et financier du Projet d’accès à l’inclusion financière et à l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PAIF PME), les opérations de retrait sont à un taux de zéro franc dans le compte des pensionnés souscripteurs du service. A la fin de l’atelier, ce sont des pensionnés satisfait de la place à leur accordé par la CARFO dans le processus en leur donnant l’information de première main. Puis certains de remercier le PAIF PME pour l’initiative de garantir les retraits gratuits de la pension des souscripteurs. Ils ont à l’unanimité salué l’atelier de Ouagadougou et la digitalisation des pensions.
La cible visée prioritairement est de 8228 pensionnés non bancarisés, soit un taux de 18% des pensionnés de la CARFO. Au jour d’aujourd’hui, les enrôlements continuent au sein de la CARFO. C’est pour cela que la CARFO lance un appel aux participants (pensionnés) pour une adhésion plus importante au programme. Les participants seront des relais de l’information en vue de la vulgarisation de cette nouvelle démarche qui contribue à la dématérialisation les actes et services au Burkina.
Jeudi 14 décembre, l’administration douanière est fortement mobilisée. Et pour cause, le lancement officiel de la plateforme eDouane. C’était sous le regard satisfait du Ministre de l’économie, des finances et de la prospective avec à ses côtés Basolma Bazié, ministre de la fonction publique, patron de la cérémonie.
Clic de lancement officiel donné par le patron de la cérémonie
Avec grande satisfaction, le ministre de l’économie des finance et de la prospective a procédé au lancement officiel de la nouvelle plateforme eDouane. Projet d’un montant de 2,8 milliards de FCFA, il est financé par la Banque Mondiale à travers le Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PAIF/PME) pour un montant 2,2 milliards CFA et l’Etat burkinabè pour 580 millions CFA.
Le Coordonnateur du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financements des petites et moyennes entreprises (PAIF PME), satisfait de l’aboutissement du projet eDouane qu’il a, avec son équipe, fortement contribué à réaliser
A l’entame de son propos Aboubacar Nacanabo, ministre de l’économie des finances et de la prospective, a pour planter le décor, fait remarque que : « comme vous le savez déjà, l’importance des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) n’est plus à démontrer tant elles interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne. L’e-banking (ou la banque en ligne) est incontournable aujourd’hui, à l’ère du tout digital. Quant au téléphone, il est devenu est un outil de transactions économiques dont le volet « retrait et paiement d’argent » est très développé. Aussi, grâce aux progrès dans le domaine de la monétique, les cartes bancaires permettent désormais de s’affranchir des distances et du temps. Tout ceci ayant pour conséquence d’aboutir à une situation où les paiements en espèces sont voués à la disparition ou réduits au strict minimum dans les années à venir ».
De g. à d., Aboubacar Nacanabo, Ministre de l’économie, des finances et de la prospective, et son homologue, Basolma Bazié, ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale (PFTSS) Patron de la cérémonie de lancement.
eDouane a fait intervenir plusieurs acteurs pour son aboutissement. On peut dire qu’est la réunion des efforts du prestataire de solutions digitales IKA Conseil, de ceux de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), des banques et les sociétés de mobile money, des commissionnaires en douane agrées, des importateurs et les exportateurs.
Qu’est-ce que eDouane ?
Mikaïlou Diarra, Colonel de Douane est à la tête de l’équipe de Projet eDouane.
La plateforme eDouanes est conçue pour digitaliser les paiements de droits et taxes par le biais d’une application web de paiement par télé-virement bancaire ou par carte bancaire et même par le mobile money.
La plateforme comporte trois espaces, que sont l’espace Gabelou, l’espace CDA et l’espace Banque. Elle permet aux CDA ou aux importateurs/exportateurs de se connecter à leur espace à distance, d’appeler la liste de leurs bulletins de liquidation et de procéder au paiement de leur dette. Ce paiement passera obligatoirement par la validation du banquier dans l’espace banque de la plateforme. S’ensuit une génération de la quittance douane dans SYDONIA.
La mobilisation fut des grands jours
Cette plateforme de paiement des dettes douanières, première dit-on, en Afrique de l’Ouest et du centre, tire sa genèse dans le lancement de SYDONIA en 2019, confie Mikaïlou Diarra chef de projet. Puis, quand arrive le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et le financement des Petites et Moyennes Entreprises (PAIF/PME) sa composante 1 qui a pour objectif principal d’accroître l’utilisation des comptes de transaction appuie de ce fait la numérisation des paiements des droits et taxes à travers le projet dénommé « eDouanes ». Selon Aboubacar Nacanabo, patron du département de l’économie et des finances : « La Direction Générale des Douanes qui ne pouvait rester en marge de ces initiatives de digitalisation, modernise ainsi son processus de paiement de la dette douanière en offrant aux usagers de ses services un outil comportant des moyens de paiement modernes, rapides et sécurisés…»
Quelques étapes nécessaires
Avant la mise en production, il y a des étapes nécessaires après le lancement officiel. Il s’agit de la validation complète de la plateforme ; la formation des formateurs en lien avec la transmission des codes sources ; la signature de la convention entre l’Etat Burkinabè et les banques.
Photo de famille, après le clic de lancement
C’est pourquoi le ministre avant de déclarer lancé le nouveau bébé, a encouragé les douaniers mobilisés à la cérémonie de lancement, à engager leur administration (douanière) dans un processus dynamique de modernisation et d’innovation entrant en droite ligne des objectifs du département de l’économie et des finances à migrer vers une gouvernance électronique à travers la dématérialisation complète des procédures. Il s’est satisfait de leur proactivité dans la prise en charge des préoccupations des utilisateurs de la plateforme qui sera la clé de succès du télépaiement en douane.
Le PAIF PME a commandité une enquête de satisfaction des utilisateurs des plate formes régionales de paiement SICA et STAR UEMOA. le rapport de l’enquête à été présenté au cours d’un atelier à Ouagadougou le vendredi 10 novembre 2023.
L’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) dans le but de moderniser les systèmes et moyens de paiement dans son espace, a mis en place en 2004, le Système de Transfert Automatisé et de Règlement de l’UEMOA (STAR-UEMOA) et le Système Interbancaire de Compensation Automatisée dans l’UEMOA (SICA-UEMOA) en 2006.
Ces plateformes sous-régionales assurent les paiements de virements de gros montants (supérieurs à 50 millions de FCFA), les opérations de paiements de masse et l’encaissement des chèques.
Le Trésor Public du Burkina Public est entré en production dans SICA-UEMOA en juillet 2012 et y participe quotidiennement à travers le volet compensation des chèques. L’exécution pratique des virements via SICA-UEMOA et STAR-UEMOA a débuté le 30 juillet 2020.
Une vue des participants
Après 3 ans d’utilisation, il s’est avéré utile de capter le ressenti des utilisateurs. C’est ainsi qu’une étude de satisfaction des utilisateurs desdites plateformes a été commanditée dont les résultats ont été partagés avec l’ensemble des parties prenantes à la faveur d’un atelier de validation.
La mission a été confiée au cabinet STAT DES Sarl. L’atelier a connu la participation du Trésor Public, du PAIF-PME ainsi que des partenaires du MEFP.
Il ressort de la présentation du cabinet STAT DES que l’objectif général de la mission à lui confié, a consisté à mesurer le niveau de satisfaction des utilisateurs du Trésor Public et des agents du système bancaire.
Une collecte de données a été réalisée sur un échantillon de 280 utilisateurs dont 07 utilisateurs directs et 273 utilisateurs indirects. Les utilisateurs directs sont ceux qui assurent les fonctions essentielles de centralisation, de validation et d’envoi des flux de données. Ainsi, seul le personnel de l’Agence Comptable Centrale du Trésor (ACCT) a cette qualité d’utilisateurs directs ; les autres postes comptables occupent de ce fait, la dénomination d’utilisateurs indirects.
Les résultats de l’enquête se résument comme ainsi qu’il suit :
Près de trois quart (73.3%) des utilisateurs interrogés ont connu en plus du système automatisé, le système manuel de traitement des virements
Du niveau de satisfaction des utilisateurs de l’impact de STAR UEMOA sur les activités, 85,7% des enquêtés estiment être satisfaits et 14,3% sont très satisfaits
Par rapport au niveau d’appréciation du traitement des ordres de virement dans STAR UEMOA, la grande majorité des utilisateurs a émis une opinion positive (14,3% l’estiment bonne, 57,1%, très bonne et 28,6%, excellente)
Concernant le niveau de satisfaction sur la disponibilité de STAR-UEMOA, 71,4% des utilisateurs considèrent la disponibilité de STAR-UEMOA comme “très bonne” et 14,3% d’entre eux la considèrent comme ” excellente”
Pour le niveau de satisfaction sur le matériel informatique destiné au traitement des chèques dans SICA UEMOA, 85,7% se disent “assez satisfaits”
S’agissant du niveau de satisfaction de la validation et l’envoi des virements à SICA-UEMOA, 2 personnes sur 5 (42,9%) les trouvent très bonnes, 3 personnes sur 10 (28,6%) les estiment bonnes et (28,6%) les trouvent excellentes
Pour ce qui est de l’appréciation globale du traitement des ordres de virement dans STAR-UEMOA / SICA-UEMOA par région, 9 personnes sur 10 (89.3%) sont satisfaites des mesures de traitement des données
Concernant l’appréciation sur la facilité d’utilisation de STAR-UEMOA / SICA-UEMOA, 94.1% des utilisateurs déclarent avoir une opinion positive de la facilité d’utilisation des deux plateformes
Quant au niveau d’appréciation de la fluidité des données reçues par les applications, près des trois quarts (73,3%) des utilisateurs se déclarant satisfaits, 14,4% sont très satisfaits de la fluidité des données et seulement 12,2% des utilisateurs expriment leur insatisfaction.
Dans l’étude sur les besoins de renforcement des capacités des PME au Burkina Faso, commandité par le PAIF-PME, il ressort la nécessité d’accompagner les acteurs agricoles à travers des formations techniques. Ainsi des formations sur les bonnes pratiques sont organisées pour accompagner les PME agricoles à une bonne exploitation de leurs business ! Cette fois, c’est à Ziniaré qu’elle a lieu et a regroupée 200 PME des régions du Centre Sud et du Plateau Central sur les meilleures pratiques agricoles
Le PAIF PME veux former 200 agriculteurs sur les meilleures. Une autre cohorte d’entrepreneurs agricoles s’est réunie à Ziniaré depuis le 05 septembre 2023. L’objectif est de enforcer les capacités de ces PME agricoles sur les meilleures pratiques agricoles existantes, spécifiquement en matière de production céréalière. Ces pratiques vont du choix des semences, la préparation du sol et la fertilisation organique, en passant par la gestion de l’eau, et la rotations et l’associations de cultures etc…
Aussi, cette formation a Renforcé les aptitudes techniques des PME agricoles dans les opérations post récolte y compris les bonnes pratiques de transport et de conservation. Les formateurs, au cours de cette session ont accompagner les PME agricoles dans le choix et l’accès aux produits phytosanitaires homologués dans la production, stockage/conservation des produits agricoles.
Beaucoup d’engouements, beaucoup de jeunes !
Les producteurs ont répondu massivement. « Il y avait des hommes et femmes, mais surtout, nous avons constaté qu’il y avait beaucoup de jeunes. Pour la relève, c’est très important. Comme ce sont des jeunes, ils vont s’investir dans la formation. Ça a été d’un grand intérêt pour les producteurs qui étaient là. Le thème de la formation les a fortement intéressés, c’était sur les bonnes pratiques agricoles », explique Adama Sinou le formateur
Adama SINOU, Formateur sur les meilleures pratiques agricoles s’est dit satisfait de l’intérêt que les stagiaires ont portés à cette formation.
Avant de donner la formation pratique, le formateur à procédé à l’évaluation des connaissances de ses stagiaires.
Il explique la démarche qui se voulait andragogique et participative : « d’entré en matière nous avons fait des travaux de groupe pour apprécier le niveau des producteurs. Nous avons voulu voir d’abord comment ils s’y prennent pour réussir une campagne agricole. Ça, était véritable satisfait de comment ils l’on pris ».
L’un des faits marquants de cette session est la forte participation des jeunes. Elle a non seulement facilité les démonstrations pratiques sur le terrain, mais cette participation jeunes gage de bon relais.
«Ils étaient beaucoup assidus, nous l’avons sur dès la première journée. L’engouement la participation aux débats etc. ! sont des indicateurs. Le début de la formation fixé à 7 heures était respecté. Les gens étaient là souvent avant l’heure. La fin de la formation fixée à 15, mais ils sont là jusqu’à 16 heures même ».
Seydou Ouédraogo est venu du Kourwéogo dans la commune de Niou. Il donne ses impressions sur la formation : « Nous sommes venus à cette formation pour une semaine. Mais nous avons beaucoup appris de ce thème qui est pertinent. Le Zaï, la demi-lune, les buttes à igname, le traitement des champs etc. c’était une formation pratique sur le terrain. Elle me sera bénéfique dans les jours à venir. Les traitements que nous avons découvert ne sont pas chimique et nous pourront les utiliser. Dans nos coopératives, nous devons être des miroirs pour que les autres voient pour aussi dupliquer ce que nous allons appliquer. Le PAIF est à féliciter et à remercier. Nous avons été formés à dans les langues locales. Maintenant le projet peut nous aider avec du matériel de travail à même de nous sortir de la pauvreté et du chômage ».
Seydou OUEDRAOGO, de Niou. Il dit repartir nanti de connaissances utiles pour la rentabilité des ses activités agricoles
La formation sur les bonnes pratiques agricoles se suivent, mais les apprenants diffuses autour d’eux ces acquis techniques. C’est un satisfecit.
Pour la mise en pratique, nous sommes confiants. A voir comment ils étaient impliqués, nous sommes convaincus qu’ils pourront mettre ces connaissances en pratiques. Déjà l’an passé (2022 la formation e eu lieu à Ouahigouya), ceux qui ont pris part à la formation, nous ont envoyé des vidéos qui montrent la pratique et la restitution aux autres. Et, c’était très bien fait. Donc nous sommes confiants. »
La formation a été pour les stagiaires un moment de pratique
Pour la participation des femmes ?
Awa Pacéré de la commune de Zitenga dans la province de l’Oubritenga. Elle est la présidente de la coopérative Tégawendé de Zitenga. Elle a beaucoup appris, elle aussi. Elle partage ici sont ressenti : elle est comblée pour avoir pris part à cette formation. « Nous avons appris comment exploiter une superficie donnée. Nous travaillions au hasard, avec jusque notre force physique, sans connaitre ses tenants. Mais nous sortons d’ici, sachant qu’il faut tout préparer murir l’idée et appliquer des techniques d’exploitation. Comme exploite-t-on un hectare ? comment préparer le champ, quelle quantité de matière organique appliquée pour un meilleur rendement, tout ça nous a été enseigné. Nous avons été éclairés. »
Awa PACERE de Zitenga, venue réapprendre à cultiver, elle a appris à exploiter un champ, selon elle cette formation lui est bénéfique
Les travaux champêtres étant réservés, la plupart du temps, aux hommes qui généralement sont ‘chefs’ de famille et que la femme est confrontée à la problématique de la propriété de la terre, on pourrait se dire que la participation des femmes à cette cession de formation est inutile.
Mais pour le formateur Adama Sinou, « aujourd’hui beaucoup ont compris qu’il faut impliquer tous les membres de la famille dans le processus de production, notamment celle de la femme. Si elle est impliquée, elle peut contribuer à la production. La plupart des femmes qui ont pris part à la formation ont des terrains exploitables. Elles ont compris ici que leurs entreprises ces sont leurs champs. Et la productivité de l’entreprise ira avec les techniques et bonnes pratiques à adopter. »
Pour Awa Pacéré, c’est même un formation bienvenue pour les femmes: « Cette formation même est très bien pour les femmes. Ça nous permet de nous exprimer là-dessus et de suppléer aussi les chefs de famille. A travers les femmes, les bonnes pratiques peuvent être distillées dans la société. Nous allons partager avec les autres femmes et nos enfants ».
Le PAIF-PME ambitionne former deux cent (200) promoteurs agricoles sur les meilleures pratiques agricoles. Ces sessions de formation permettront aux bénéficiaires d’être mieux outillées sur les techniques ressentes et innovantes de production, de transport et de conservation des produits céréaliers pour une meilleure rentabilité. Ces sessions de formation doivent être pratiques afin de permettre aux participants de mettre en appliquer les connaissances apprises.
Quelques participantes, posant avec le formateur, à l’issue de leur première journée de formation
Sélectionnées parmi les bénéficiaires du Fonds d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF), 200 femmes reparties sur deux sites, Ouagadougou et Bobo Dioulasso, ont bénéficié de la formation qui leur permettra de booster leurs entreprises. L’Initiative Personnelle (IP) est une méthodologie qui permet à l’entrepreneur de saisir les opportunités et s’orienter vers le futur. Elle regorge un certain nombre de principes qui ont été enseignés aux femmes au cours de cette session qui a durée.
Le PAIF PME renforce les capacités de 100 femmes entrepreneures, bénéficiaires du Fonds d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF) de Ouagadougou et 100 autres de la ville de Bobo-Dioulasso. Le projet en plus de la formation prévoit un mentoring qui consiste à suivre l’application des enseignements et connaissances en vue de mesurer les acquis et de capitaliser les enseignements. Ce monitoring devra durer huit (08) semaines.
Elles ont compris les notions essentielles de l’IP
Elles ont compris la notion d’être « orientée vers le futur », qui leurs confère la capacité d’identifier et de surmonter les obstacles. Mme Rosalie Koné née Traoré est de cette première cohorte. Formée parmi les femmes bénéficiaires du FAARF à Bobo Dioulasso, elle se réjoui de sa présence à cette formation : « nous avons appris beaucoup de choses. Cette formation à réveiller en moi l’entrepreneure que je suis. Comment être active, comment convaincre les clients, comment cibler le marcher et faire face à la concurrence ? ». Elles et ses compères savent ainsi que l’innovation est essentielle pour affronter la concurrence à long terme. Elles devront donc, utiliser la créativité et les nouvelles manières de penser pour produire de nouvelles idées d’entreprise.
Rosalie Koné/Traoré, commerçante, bénéficiaire du FAARF et de la formation IP, se dit outillée pour affronter son business à la lumière des enseignements du module IP
Une entreprise se construit par des moyens aussi bien financiers que humains. Mais de tout ce qui ressors de la formation adressée aux 200 femmes, il faut se focaliser sur ses propres forces, centres d’intérêts et autres ressources pour produire de nouvelles idées commerciales.
Selon Evariste Hien, expert formateur en Initiative personnelle, comprendre que de nombreuses relations sociales sont importantes pour l’entreprise et qu’elles permettent d’identifier de nouvelles opportunités commerciales. De ce fait, elles doivent se focaliser sur les besoins, les changements et les problèmes du marché pour produire de nouvelles opportunités commerciales et d’identifier des opportunités commerciales déjà existantes.
L’évaluation des opportunités commerciales se fait par de petites expériences pour voir si elles sont réalisables ou pas, dit le consultant formateur, puis d’ajouter que les femmes participantes à la formation doivent comprendre que le feedback de personnes différentes est essentiel pour prendre une bonne décision.
Se fixer des objectifs !
Pour une meilleure mise en œuvre de l’initiative personnelle, la porteuse d’initiative doit être capable de fixer des objectifs qui suivent les principes d’action « fixez un objectif » (Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, délimité dans le Temps). Ainsi, au cours de la formation, les femmes ont procédé à la définition, pour leur entreprise, d’un objectif « SMART » qu’elles souhaitent atteindre dans les mois à venir.
La formation a été un moment de remise à jour des projets avec des cas pratiques
Elles ont aussi appris à estimer les ressources financières nécessaires au financement des objectifs et identifier des sources financières nouvelles et différentes. Elles savent, en plus utiliser les méthodes de « créer des liens » pour minimaliser la dépendance à des financements externes et les formateurs les ont incités à ne pas abandonner leur idée d’entreprise uniquement à cause d’un manque de ressources financières.
Elles peuvent maintenant penser aux étapes importantes, nécessaires pour l’atteinte de leurs objectifs, aux obstacles potentiels qui pourraient se présenter en cours de route et connaitre l’importance du feedback et sa valeur pour toutes les phases du processus entrepreneurial. Elles savent enfin chercher des feedbacks pour identifier les opportunités et les obstacles potentiels. Et, elles pourraient voir les erreurs comme une source précieuse de feedback.
L’utilisation de la méthodologie IP pour renforcer les capacités des femmes entrepreneurs sur les dix (10) séances de IP est aussi essentielle pour leur permettre de prendre directement connaissance, et de manière pratique, de la méthode IP.
A l’issue de ces séances de formation, les bénéficiaires ont compris et ont identifié et adoptés « le comportement actif », leurs permettant d’être dans une posture d’entrepreneures dynamiques.
Une photo de famille a los la cérémonie de lancement officielle de l’OQSF-BF
Jusqu’en fin 2021, plus de 64% des adultes de plus de quinze (15) ans se tenaient en marge des services financiers formels de base tels que le crédit productif ou d’investissement, l’épargne et l’assurance.
Cependant, l’intérêt que le Burkina Faso accorde à l’accès adéquat de toutes les couches et catégories sociales et professionnelles aux produits et services financiers se fondent sur une vision : celle d’asseoir une croissance et un développement économique et social centrés sur l’inclusivité et la résilience des populations est essentiel pour la justice sociale, la paix et la stabilité.
Cet intérêt découle aussi du constat fait depuis le début des années 2010, du besoin de renforcer la confiance des populations exclues aux services financiers formels et de promouvoir leur protection.
Le Burkina Faso, un pays où des facteurs sécuritaires ont mis à rude épreuve des décennies d’efforts pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Il en résulte la nécessité de faciliter l’accès des populations et des petites et moyennes entreprises aux moyens financiers et matériels pour favoriser leur émancipation, leurs contributions à la création de la richesse et de la valeur ajoutée, à la création de l’emploi et à leur autonomisation.
Monsieur Nicola Kobiané, Secrétaire général du Ministère de l’économie, des finances et de la prospective, à représenté la Ministre
Selon les première autorités du pays, « Les politiques mises en œuvre avec la participation des différents acteurs de développement ont permis certes d’enregistrer des acquis, mais force est de constater que ces efforts demeurent insuffisants au regard de la faible utilisation des services financiers formels….au titre des facteurs clés qui limitent l’utilisation de ces services financiers de première génération, on note leur faible capacité à répondre aux besoins des consommateurs, le respect des normes, la transparence et l’accès à l’information nécessaire ainsi que l’insuffisance de mécanismes efficaces et accessibles de recours. », Nicolas Kobiané, Secrétaire général du ministère de économie, des finances et de la prospective, représentant le Ministre à la cérémonie de lancement officiel de l’OQSF.
Lin Hien, Secrétaire technique de la promotion de l’inclusion financière
Et, Lin Hien, premier responsable du Secrétariat technique de la promotion de l’inclusion financière (ST- PIF), tutelle de l’OQSF de renchérir : « …, les acquis en termes d’infrastructures de soutien, de couverture physique du territoire en points de services financiers, de renforcement de portefeuille client, etc. ont été mis à rude épreuve au regard des conséquences de la situation sécuritaire dans plusieurs zones, et notamment rurales ».
L’OQSF pour pallier les insuffisances !
Il est donc apparu prioritaire d’assurer aux populations une meilleure protection fondée sur la qualité de l’offre, de l’écoute et l’assurance d’une relation équilibrée. L’OQSF-BF se veut ainsi, être un instrument d’appui à la promotion de l’inclusion financière, de veille, de suivi de la qualité des produits et services financiers, ainsi que de médiation financière entre les prestataires de services financiers et leurs clients/usagers. Il est un instrument de renforcement de la relation et de la confiance dans le milieu financier qui vient renforcer les mécanismes existants en matière de protection des consommateurs.
Les quatre médiateurs nommés pour servir la cause ont prêté serment!
Il s’agira désormais, avec ce nouvel outil de mettre en œuvre toutes les actions pouvant réduire les risques et la vulnérabilité des populations et des PME, les conflits, le surendettement, les perceptions négatives des services financiers formels, etc.
Nouvel instrument à la disposition des Prestataires de services financiers et des consommateurs, il devra permettre de réduire l’asymétrie d’information entre les consommateurs des services financiers et les Prestataires, de sensibiliser et former les populations et les PME sur les droits et obligations, d’accompagner les Prestataires dans l’amélioration de la qualité des services financiers, de mettre à la disposition des différents acteurs les informations statistiques de manière régulière, de rendre disponible un mécanisme de recours pour les litiges à titre gracieux, etc., sans quoi, le renforcement des relations contractuelles et la confiance mutuelle qui favorisent l’expansion et la stabilité du secteur financier ainsi que l’inclusion financière s’amenuisent.
L’OQSF, un bébé structuré!
Une vue partielle des dix-neuf membres du conseil de gestion
Aussitôt porté sur les fonts baptismaux, seulement créé par décret N°2022-1066/MEFP/CAB/MEFP du 09 décembre 2022, l’OQSF, sa structuration et ses missions sont déjà bien connues. Et pour lui permettre de mener efficacement ces missions, il a été doté d’un Conseil de gestion de 19 membres installés le 30 juin 2023, d’un Secrétariat Techniqueet d’un dispositif de médiation financière composé de quatre (04) Médiateurs à savoir un (01) Médiateur financier des institutions financière et à caractère bancaire, un (01) Médiateur financier des systèmes financiers décentralisés, un (01) Médiateur financier des assurances et un (01) Médiateur financier des émetteurs de monnaie électronique et des prestataires de services financiers non bancaires. Les quatre médiateurs ont tous prêtés serment par devant le tribunal de Grande instance de Ouaga II le 27 juin 2023.
Il faut noter que l’OQSF-BF voit le jour avec l’appui technique et financier du Projet d’appui à l’inclusion financière et à l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PAIF PME). En tant qu’objectif de développement réalisé, le premier responsable ne manque pas de satisfaction vis-à-vis de sa concrétisation. Puis de souhaiter bon vent à ce nouveau né dans l’environnement financier du Pays. Emettant donc le vœu de l’appropriation de l’OQSF-BF par les parties prenantes et un réel accompagnement de tous pour favoriser sa consolidation.
L’OQSF-BF, ses missions !
1- Procéder à la collecte de données issues d’études, d’enquêtes et de consultations, à leur traitement, à l’élaboration d’indicateurs, de manière à apprécier la qualité des prestations offertes par les institutions relevant de son domaine de compétence ;
2- Assurer le suivi de la qualité des produits et services financiers ;
3- Promouvoir l’éducation financière de masse des populations et des Petites et moyennes entreprises (PME) ;
4- Conduire des études et des enquêtes sur le secteur financier afin d’éclairer les pouvoirs publics ;
5- Mettre à la disposition des populations et des PME, des informations sur les conditions des prestataires de services financiers ;
6- Formuler des recommandations pour le développement de l’inclusion financière ;
7- Procéder à l’évaluation des prestations et à la notation des organismes et intervenants ;
8- Assurer la médiation financière en cas de litiges entre les clients/usagers et les prestataires de services financiers.